Vous n’auriez pas un vélo, un K-way, un parapluie ou une carte d’Angers ? Ma sœur fait un stage d’une semaine et aurait besoin d’une voiture… Je pars 2 mois à Casablanca et je lâche mon appart, vous aurez une télé plus grande, des petits meubles sympas et même des casseroles, ça peut toujours servir ! Je ne suis pas là pendant une semaine ou 3 mois, vous ne pourriez pas me garder Prosper ou Tsuki, le chat ou le lapin ? Je sais bien que tu es au bloc mais t’as pas une copine qui pourrait m’emmener à la gare dans les 5 minutes ?
A la maison du Bonheur rendre service tient de la philosophie de vie. Rien ne nous donne plus le sourire que de se casser en 4 pour faciliter la vie, les problèmes ou les casse-têtes des potes.
Et pourtant, on n’arrive pas à perdre les réflexes du petit français pure souche qui a toujours peur d’être de trop, de ne pas être là au bon moment. Le « J’te dérange pas ? » systématique au téléphone : si tu dérangeais, j’aurais pas répondu non ? La petite précision maillistique qui « Si tu peux pas le faire, t’inquiètes pas y’a pas de soucis. » : Tu n’as pas assez confiance en moi pour être obligé de le dire ?
La vie serait tellement plus simple pour tous si on partageait ses contacts, son temps, ses muscles, sa chambre d’ami, sa voiture,… avec ceux qui nous entourent et qui en ont besoin.
Mais la communauté a aussi ses limites… laisser partir sans autorisation la voiture dont on est propriétaire pour un WE scout quand on avait envie de rentrer voir ses grands-parents… rêver et faire rêver d’un voyage puis s’en retrouvé déposséder…
Partager oui mais sans sen souffrir… Vivre en communauté oui mais ne pas imposer le rythme de celui qui est le plus rapide… Aider les autres oui mais sans s’y perdre….